Exemples de disparition




Le Rhinolophe Euryale
dans les Bouches du Rhône et le Var

Répartition du rhinolophe Euryale dans les années 1950
Aire de répartition au XIXème et gîtes connus dans les années 1950.
D'après les travaux de Laurent (1941 & 1942), Anciaux-de-Faveau (1952), Colombier (1957), Gallocher (1958) et diverses communications orales.
Répartition du rhinolophe Euryale dans les années 1950
Aire de répartition et gîtes connus en 1997.
SIEPI (1889) a observé cette espèce "dans toutes nos grottes où elle se réunit par colonie d'une centaine d'individus".
Le Rhinolophe euryale était particulièrement bien représenté en Provence.

Dans les années cinquante, l'espèce se reproduisait encore dans les Bouches du Rhône.

Vers 1997, seuls 3 individus avaient été observés dans le Var. Une femelle a été capturée dans une grotte près de Châteaudouble, 2 individus ont été observés à Comps-sur-Artuby et des ossements ont été recueillis dans une grotte des gorges de la Siagne.

En 2003, une colonie de reproduction contenant une quarantaine de rhinolophes Euryales a été découverte.

La disparition du rhinolophe Euryale dans la région est synchrone avec l'importante régression constatée au niveau national (ROUE, 1997).
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Le Grand Rhinolophe dans le massif des Alpilles


Ce graphique donne un aperçu concret de la régression d'une espèce en Provence et de la nécessité de travailler à la préservation à plusieurs niveaux ; au niveau de l'espèce (comprendre finement son fonctionnement local) mais aussi au niveau de l'aménagement du territoire et des orientations agricoles.

Effectifs hivernaux de grands Rhinolophes dans les Alpilles
Evolution des effectifs maximum hivernaux de Grands Rhinolophes dans les Alpilles
La disparition probable de la population de Grand Rhinolophe des Alpilles pourrait intervenir entre 2011 et 2023 (calcul sans la première donnée comptabilisant 401 individus). Malgré la conservation effective d’un site d’hibernation et le développement de l’agriculture biologique dans le massif, l’espèce continue de régresser. Il est probable que les raisons sont à rechercher au niveau du gîte de reproduction, inconnu et sans doute précaire, du maintien d’une agriculture polluante autour du massif et de la régression de l'élevage et/ou de l'impact de nouvelles pratiques de ce dernier (helminthicides rémanents).

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