Chuuut . . . l'hibernation

Les chauves-souris européennes se nourrissent principalement d'insectes. C'est pourquoi, pendant l’hiver, quand les proies se font rares. Elles limitent leurs dépenses énergétiques au maximum.

Elles entrent en léthargie :

Ce n’est pas le seul moyen utilisé pour économiser l’énergie. Les chauves-souris hibernent dans des lieux ou la température est stable et adaptée à la léthargie, comme des grottes, des mines, des arbres creux ou des bâtiments.

Certaines se regroupent pour diminuer les pertes de chaleurs et forment des "grappes". Les grappes ont parfois plusieurs niveaux, c’est à dire que des chauves-souris sont accrochées aux chauves-souris accrochées au plafond et ainsi de suite.

Les rhinolophes s’enveloppent dans leurs ailes, alors que les autres espèces les replient pour limiter le contact de cette membrane très vascularisée avec l’air. Les oreillards vont jusqu'à replier leurs oreilles démesurées sous leurs ailes.

Les chauves-souris sont très vulnérables pendant l'hibernation. En effet, le réveil dure de 30 à 60 minutes, le temps que la température corporelle revienne à la normale.
Pour éviter la prédation, elles s’accrochent au plafond. La morphologie de leurs griffes est adaptée (voir schéma). La troisième phalange (2) étant fixe, le poids de l'animal tire sur le tendon (3), qui replie la griffe (1). La chauve-souris reste suspendue sans effort.

Vous aurez compris que la gestion de l’énergie en hibernation est vitale pour les chauves-souris. Chaque réveil demande une dépense d’énergie importante. Il faut donc éviter de les déranger pendant cette période. Elles ont déjà d’autres soucis à surmonter.

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